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dimanche 2 octobre 2022

Goya, Buñuel, Carrière et le Katorza

 



Ce week-end, je suis allé voir A l'ombre de Goya au Katorza. Tout me plaisait dans cette soirée, Jean-Claude Carrière parlant de Goya et de Buñuel, l'autre Aragonais son ami, et puis le Katorza, ce cinéma où l'on voit encore la lumière du projecteur dans la lucarne derrière les spectateurs et la petite fenêtre, on imagine la présence d'un homme, d'un projectionniste.

Fuente de Todos, moi aussi je suis entré dans la maison où Goya est né, Carrière ici nous raconte son émotion, et la mienne eût été décuplée si j'avais vu ce film avant le voyage. Goya, fontaine de tous, peintre des puissants et de ceux qui ne sont rien.

En écoutant bien, Carrière évoquait la fin prochaine, il disait adieu à la Maja, celle qui est nue et habillée. Ce fut un merveilleux moment d'intelligence.

jeudi 26 juillet 2018

Les chemises crucifiées



Les  chemises crucifiées par Joyce dans Ulysse, je les ai vues pendues, bras écartés, blanches comme un jésus. Obscure résurgence de la crucifixion  goyaesque  du  Tres de mayo.
Dans L'orage, une nouvelle de Nabokov, encore les chemises crucifiées. Les rotatives avaient laissé dans mon livre de poche, à cet endroit précis les stigmates du calvaire. Une cicatrice droite comme la trajectoire des balles du peloton d’exécution.



Ulysse - Joyce


L'orage - Nabokov


Tres de mayo - Goya



... moi aussi je les ai suppliciées sur le champ de bataille (chemises crucifiées)