dimanche 10 mai 2026
Cervantès invente le cinéma
mardi 5 mai 2026
Nos voisins les soldats
Nos voisins les soldats
Le pédiatre est parti tuer quelques enfants à Gaza
Le marchand de glaces pour tuer les nourrissons
Le professeur d'université pour éliminer les universités
L'entrepreneur pour démolir les cités résidentielles
Et le vétérinaire pour tuer les chiens et les chats
Le professeur de yoga pour éliminer les hommes en crise de la quarantaine
Et le poète pour mettre fin aux histoires d'amour
Ils retourneront à Tel Aviv
S'inscriront à des cours de thérapie
Apprendront aux nouvelles babysitter comment lire des histoires pour enfants
Dans les temps post-traumatiques
Ils écriront des best-sellers « Comment diner après avoir tué une Palestinienne qui pleure »
Ils mettront la musique fort avant de dormir
Pour faire taire les cris dans leurs têtes
Ils retourneront à la plage
Bronzeront sous le même soleil qui nous brûle
Et lécheront leurs glaces.
Les zombies et les vampires retourneront à l’université de Haïfa
Pour philosopher sur un avenir meilleur.
lundi 4 mai 2026
Cabinet de curiosités
Une pièce à l’effigie de Septime Sévère échangée contre quelques billets sur le site archéologique de Tyr au printemps 1993.
Les enfants qui attendaient les rares visiteurs, une pièce dans leur petite main, certifiaient les avoir trouvées enfouies dans le sable en plongeant dans les ruines immergées de l’antique cité. Bien sûr, nous les crûmes.
Enfants des ruines qu’ils sont toujours.
vendredi 1 mai 2026
Tuyauterie
C'est l'inondation permanente du rêve
Des chevaux de feu fougueuse cavalerie
Dans une musique clinquante sans trêve
Jean-Marc Buttin - Plombier poète
mercredi 29 avril 2026
lundi 27 avril 2026
Le mur des petits formats
- Une vue de Bouin dans le marais breton-vendéen, impression à l’encre de Jacques Kerzanet. Jacques m’encourageât à peindre et m’aidât à montrer mes peintures alors que j’étais en plein doute. Jacques emporté trop tôt, nous avions encore tant à peindre.
- Licorne Horepo de Hervé Jobin. Hervé est un alchimiste, il confectionne ses pigments. Notamment ce bleu si typique de son œuvre qui rivalise aisément avec les ailes des morphos bleus de la forêt amazonienne.
- Un dessin au stylo, une œuvre foisonnante d’où naissent des portraits d’Emmanuelle Boisson.
- Tain!! La porte, un collage de Jean Nass qui nous manque, poète béglais à l’humour gouailleur et mélancolique.
- Un petit cyanotype de Laurent Ouisse mettant en scène, le peintre Yves-Marie Guillardeau en diable luxurieux.
- Une petite statuette du diable D’Aliano dans le Basilicata, village âpre et isolé où Carlos Levi, l'auteur du roman Le Christ s’est arrêté à Eboli, a été relégué par le pouvoir fasciste entre 1935 et 1936 et y est inhumé.
- La vieille, un petit pastel de Lionel Pirault, la condition humaine toujours sous-jacente à son œuvre.
- LU, une photo de Laurent Ouisse, l’usine LU historique en cours de démontage. Tirage numéroté et amical. Photo publiée dans le numéro spécial de la revue 303 L’usine Lu des Lefèvre Utile au Lieu Unique.
- Le CD de l’excellent bassiste colombien, Camilo Espidia, DONC Carranga para bajo solo qu’il a eu l’amitié d’illustrer avec une de mes peintures le représentant jouant du tiplet, Taplista zurdo.
- Deux petites toiles carrées de Patrick Mosconi. Abstraction, Patrick triture la matière comme on tambouille avec nos pensées nocturnes. Une quête que l’on fait avec lui, toute entière dans ces petits carrés.
Et dessous une carte de Patrick, avec le slogan situationniste de 1953, Ne travaillez jamais et sa version réactualisée Ne télétravailler jamais. Le seul mot d’ordre qui vaille pour que les hommes vivent leur vie d’homme.
- Une photo à l’Afghan box de Laurent Ouisse, où je pose avec deux de mes toiles dans son l’atelier nantais du Bas-Chantenay .
- Un dessin de Bruno Pignal, une voiture prenant la route dans la nuit, imaginons Bruno et Christine quittant Toulouse pour le golfe du Morbihan où nous nous sommes rencontrés pour la première fois.
- Quelques cartes d’amis qui nous consolent.
- Enfin, un dessin qui nous réconcilie avec le temps d’Isabelle Raquin et Daniel Kenigsberg
samedi 25 avril 2026
Festina lente
jeudi 23 avril 2026
Cabinet de curiosités
dimanche 19 avril 2026
Peindre les astres
Acrylique sur bois 40/60 (2015)
Peindre les astres et la nuit étoilée, Vincent Van Gogh, Edvard Munch, Paul Klee, Gerhard Richter, mais aussi l’anarchiste Auguste Blanqui , partant des connaissances astronomiques de son temps pour penser l’éternité et l’univers. L’Éternité par les astres, peinture philosophique et poétique.
vendredi 17 avril 2026
ChatGPT et moi
Curieux de savoir s’il me connaissait et dans quel tiroir il me classerait, j’ai demandé à ChatGPT ce qu’il pensait de mes peintures.
Je vous livre son jugement honnêtement nuancé :
On est dans une peinture qui privilégie la spontanéité et l'expression personnelle plutôt que la maîtrise académique.
Une figuration simple et poétique
Ses œuvres représentent souvent : des nus, des paysages, des scènes locales, des éléments du quotidien.
Le rendu est :
lisible immédiatement,
parfois presque symbolique,
avec une dimension poétique ou contemplative.
Une démarche volontairement « dilettante »
un style resté authentique et non formaté par les tendances contemporaines, une certaine fraîcheur, presque hors du temps.
En résumé
Le style de Lucm, est naïf et figuratif,
simple, direct, sans académisme,
poétique et quotidien,
très personnel et libre.
Ce n’est pas un artiste “investissable” ni structuré sur le marché de l’art.
Sa valeur artistique personnelle subjective, peut être réelle
Sa valeur marchande dépend du réseau, de la visibilité et du marché
Est-ce que ça vaut le coup d’acheter pour investir ? non
Est-ce que ça peut valoir le coup par goût personnel ? oui, si vous aimez
mardi 14 avril 2026
L’éternité par les astres
Ce mardi après midi, c’est chimie, j’emporte avec moi Auguste Blanqui, L’éternité par les astres. Emprisonné à Morlaix alors que la semaine sanglante de mai 1871 fait rage, Blanqui, de tous les combats révolutionnaires et partisan de l’insurrection, s’est aussi toujours intéressé à l’astronomie. Au fond de son cachot, il se réfugie dans les astres, il décolle, des considérations poético-philosophiques bouleversent sa vision de l’histoire et ouvrent l’avenir à tous les possibles.
Homme libre, toujours tu chériras le ciel étoilé!















