Le
8 janvier dernier alors que Goretti soufflait, je
venais récupérer ma vieille voiture dans un garage baulois, elle
m’avait lâché
sur la quatre voies fin
décembre.
Avant
le retour, je
suis passé par le remblai.
Non
que j’affectionne la succession d’immeubles sans charme
surplombant cette
immense plage sans relief mais pour voir la
tempête dans la station désertée. La Baule ensauvagée, la
même ambiance qu’à
Saint-Jean-de-Monts
dans
« Le Flic », le film de
Melville tourné en 1971.
Sur
le front de mer, dans
la bourrasque et hors saison, quatre
gangsters
(
Richard Crenna, Michael Conrad, André Pousse et Riccardo Cucciolla )
s’attaquent
à une agence bancaire. Esthétique
du vide
horizontal,
voiture
américaine, borsalino, je
me suis fait mon cinéma.
Dommage qu'il n'y ait plus de banque à attaquer sur les remblais.



















