Morandi à mon chevet.
Morandi à mon chevet.
La peinture de Rothko, sa poésie, ses profonds effets de lumière et de transparence se sont transformés en argent. De peintre, Rothko est devenu créateur d’objets spéculatifs.
En 1984 et encore aujourd’hui, pas grand monde ne comprit et ne comprend le geste philosophique de Gainsbourg désacralisant un billet de 500 balles par le feu. Bruler le fric, l’objet universel de la toute puissance et retrouver la jouissance des choses.
Je me souviens de l’air du Gondolier de Venise. Une barcarole de Lucien Colange (paroles) et Edmond Deconclois (musique) qui assurait son succès.
Plus que la sérénissime qu’il n’a jamais vue, ce sont sûrement les amours bercés par les flots qui l’enchantaient, qui l’envolaient.
Le gondolier de Venise
Bercé par la vague plaintive
A Venise par un beau soir
je voguais en suivant la rive
le cœur plein d'amour et d'espoir.
J’écoutais la douce cadence
Le bruit des flots harmonieux
Un gondolier dans le silence
Redisait son chant gracieux
je suis gondolier de Venise
Mon pays n’a que des beaux jours
Ma gondole fuit sous la brise
Et les flots bercent nos amours
Il chantait: Mon coeur l'a choisie
Celle que j’aime a des beaux yeux
Son cœur est plein de poésie
Son sourire est toujours joyeux
Sa gondole légère et belle
Se balance au bruit du flot pur
Doux comme l'hirondelle
S'envole en dessous d'un ciel d’azur.
je suis gondolier de Venise
Mon pays n’a que des beaux jours
Ma gondole fuit sous la brise
Et les flots bercent nos amours