mercredi 20 juillet 2011

A bas les vacances

Tout le monde ne se laisse pas aller à la déchéance des loisirs et du temps libre.

Ainsi un sondage CSA réalisé en janvier 2011 nous indique qu’un cadre travaille en moyenne 47 heures par semaine, 2h30 de plus qu’il y a cinq ans.

Dans un sondage Opinion Way réalisé au début de l’année 2011, 73 % des cadres déclarent travailler hors de leur bureau (1).
  58 % disent travailler chez eux après une journée de travail
  50 % le week-end
  38 % pendant leurs vacances et leur RTT
  26 % lorsqu’ils sont en arrêt maladie (2).

Comme chacun sait l’homme s’accomplît dans le travail. Rechigner à la tâche est symptôme de disgrâce.

Après leur avoir offert la possibilité de s’épanouir dans le labeur,  Il serait bon que les entreprises de France élèvent des monuments à la gloire de leurs cadres méritants. La communauté d’intérêt ainsi personnifiée dans la pierre contrecarrerait  les conceptions du passé de ceux qui prétendent que les entrepreneurs et leurs collaborateurs salariés ont des intérêts divergents.
   
(1) on déplorera quand même que 27% des cadres glandouillent dès qu’ils s’éloignent de l’entreprise.
(2) payés par la sécu avec les félicitations du Medef.



Projet de monument à la gloire de nos cadres et collaborateurs d’élite

Pour quelques semaines et à contrecœur,  je pars en vacances.
A bientôt …

lundi 11 juillet 2011

Lulu

Quai Marcel Boissard à Rezé



« Tu sais pas ce qu'il me rappelle ? C’t’espèce de drôlerie qu'on buvait dans une petite taule de Biên Hòa, pas très loin de Saigon... Les volets rouges... et la taulière, une blonde comac... Comment qu'elle s'appelait nom de dieu ? - Lulu la Nantaise ! - T'as connu !? »
Les Tontons flingueurs



« Ils te prennent pour une mère, jouent les petits garçons en se réfugiant dans tes bras en chialant parce qu'ils sont beurrés comme des p'tits lus. »


Simone Berteaut - Piaf

mardi 5 juillet 2011

Safari cyclo-rupestre


Rien de nouveau sous le soleil, thème universel et éternel de l’art rupestre et pariétal, la représentation animale reste un des sujets d’inspiration préféré de l’homo-sapiens-rezéus du XXIème siècle.



Rezé - promenade de la Jaguère (XXIème)
et
Valcamonica - Italie (âge de bronze) (1)




Rezé - rue Théodore Brosseaud (XXIème)
et
Kakadu National park - Australie (-8000 ans) (2)



Rezé - rue de la Gare (XXIème)
et
Grotte de Lascaux - France (paléolithiques) (3)



Rezé - rue des Maraichers (XXIème)
et
Pompéi - Italie (1er siècle) (4)




Rezé - rue de la Basse Ile (XXIème)
et
Hatun Machay - Pérou (-15000 ans) (5)





Rezé - rue Pouponne (XXIème)
et
Bastide de Domme-Graffiti templier - France (XIVème) (6)



(1) [source photo : www.ancien-eveche-isere.fr] 
(2) [source photo : www.galerie-gondwana.com]
(3) [source photo : www.ac-grenoble.fr]
(4) [source photo : fr.academic.ru]
(5) [source photo : hatunmachay.blogspot.com]
(6) [source photo : lespierresdusonge.over-blog.com]

vendredi 24 juin 2011

Le Modulor fait du vélo (aboutissement)

Il est passé par ici ...

Maison Radieuse – Rezé                                Escalier extérieur



... Il repassera par là



- Modulor à bicyclette -  acrylique sur panneau de médium 50x65
aboutissement du Modulor fait du vélo
           

mercredi 15 juin 2011

François Jouas-Poutrel




Almanach du marin breton 1997


En couverture le phare du plateau des Roches-Douvres à la manière de Chagall est l’œuvre de François Jouas-Poutrel. Il en fut le gardien pendant vingt et un ans. Éloigné des côtes, ce phare est  propice au rêve et les peintures de Jouas «  à la manière de »  Derain, Picasso, Matisse … révèlent cet univers.  





Mon modeste hommage à  François Jouas,  page  118 de mon almanach 97  
 Sirène des Roches-Douvres à sa manière.

mercredi 8 juin 2011

Benjamin Péret

Je ne mange pas de ce pain-là

Je ne mange pas de ce pain-là - Benjamin Péret -  publié aux éditions surréalistes en 1936. Réédité aux éditions Syllepse en 2010.


Benjamin Péret est né au 15 de la rue Alsace-Lorraine à Rezé en 1899.

Après une jeunesse révoltée, Péret rejoint le mouvement Dada. Dans le Procès de Maurice Barrès présidé par André Breton, il joue le rôle du soldat inconnu portant une capote de soldat français et parlant allemand.

Dans les années trente, un chroniqueur littéraire réclame qu'il soit fusillé pour avoir écrit dans le poème Vie de l'assassin Foch : « Il eut tout ce qu'on fait de mieux dans le genre des dégueulis bilieux de médaille militaire et la vinasse nauséabonde de la Légion d'honneur qui peu à peu s'agrandit. »
En 1936, il rejoint les rangs des républicains espagnols. Trotskiste, exclu du POUM pour cause d’anti-stalinisme Péret combat avec les anarchistes dans la colonne Durruti.
De retour à Nantes au commencement de la seconde guerre mondiale, il est incarcéré pour activités politiques. Libéré juste avant l'arrivée des Allemands, il fuit au Mexique et y séjournera 8ans. Il ne cessera d’écrire et restera toujours fidèle à ses idées de jeunesse.
A sa mort en 1959, Octavio Paz écrira : « Grâce à des hommes comme Péret la nuit dans le siècle n’est pas absolue ».
Péret fut vraiment un homme sans dieu ni maitre, un homme sans concession. Sur sa tombe on peut lire : « Je ne mange pas de ce pain-là. »
Peu de rezéens connaissent Péret et la ville de Rezé ne fait pas grand chose pour que cela change.
Dans la commune seule une discrète rue privée porte le nom Benjamin Perret (avec le R doublé). S’agit-il du poète ?


Mon vélo paré de son antivol se moquant de la propriété privée.

« ROULEZ AU PAS » et pourquoi pas « MARCHEZ DROIT » ?





En revanche, Rezé a donné à une de ses rues le nom de Louis Aragon (poète patriote et stalinien notoire)


samedi 4 juin 2011

Bienvenue au Club

Ils sont sept au Club des meurtriers. Après y avoir passé quelques années, quand leur tour est arrivé, leur victime est désignée. Ils n'ont pas le choix, ils doivent passer à l’acte. Le crime commis, leur tête d'assassin tranchée et afin de maintenir l'effectif, un nouveau membre est recruté. Évidemment on attendra les dernières pages pour comprendre ce qui les motive.


Aime le maudit un petit chef-d’œuvre signé Siniac déniché par hasard dans une brocante du dimanche.

vendredi 27 mai 2011

Le Modulor fait du vélo

Le Modulor est un gabarit créé par Le Corbusier. Il permet de concevoir des habitations adaptées à la morphologie humaine. Ces proportions sont définies par le nombre d’or (Par exemple le rapport taille sur hauteur du nombril est égale au nombre d’or)

Le Modulor et mon vélo au pied de la Cité Radieuse de Rezé.
(On remarquera que mon vélo est parfaitement adapté à la taille du Modulor.)




Le Modulor fait du vélo (esquisse – l’œuvre plus aboutie sera prochainement visible sur http://lucm.reze.free.fr/ )


L’Homme de Vitruve, ancêtre du Modulor, avec ses quatre jambes et ses quatre bras utilisait un tandem pour faire du vélo.



samedi 21 mai 2011

Le palmarès du Festival

Palmarès 2011 du Festival Webcam Infotrafic Nantes Métropole

Toutes les oeuvres de la sélection sont visibles sur  

Le jury (moi-même), après avoir longuement délibéré, nous livre son palmarès 2011

Le Prix spécial du jury décerné à Place Pirmil vers le nord pour sa lumière changeante, ses ciels, son flot matinalement bouchonneux


Les ciels sur le pont de Pirmil

Le Grand Prix de la Loire  décerné à Willy Brandt pour la hauteur de son point de vue (nous parlons de la webcam), ses reflets (idem), ses ponts.



Le Prix Perspective décerné à Rond point des Marguyonnes pour le vent dans le faite de ses pins parasol, pour l'alignement du pont des Trois Continents et de la Tour de Bretagne, pour la fière rectitude de son lampadaire.




Le Prix Lignes et Graphisme décerné à Croix Bonneau (vers Léon Jouhaux) pour l'entrecroisement de ses rails et caténaires sur fond gazonneux.



Le Prix Panorama décerné à Pont Anne de Bretagne (vers quai de la fosse) pour sa vue large  depuis la Titan jaune jusqu'à la butte Ste Anne, pour la beauté nostalgique de ses couleurs sépia.



Et enfin 
Le Prix du Patrimoine décerné à Duchesse Anne pour sa vue sur le Château des Ducs.

mardi 17 mai 2011

Gueule d'ange




     En fin de journée début mai, à la déchetterie de la rue Legendre à Rezé, une tête émergeait du tas de gravats. Une tête d'ange taillée dans un bloc de tuffeau d’environ vingt cinq centimètres au cube. Verdie  et sale, elle dut séjourner dans un lieu sombre et humide. Sauvée d'une fin certaine dans un remblais et après un bon nettoyage, quelques traces montrent que cette modeste sculpture fût peinte. Les joues sont érodées ou cassées mais le chérubin fut joufflu comme la Renommée soufflant dans sa trompette. Seul morceau de tuffeau au milieu des tuiles cassées, carreaux de faïence bleue et blanche, ardoises,  rien  n’indique sa provenance. Chapelle,  maison ancienne … d’où vient cette gueule d'ange ? elle ne valait pas grand chose aux yeux du démolisseur et il l’a avantageusement remplacée par un bloc de béton cellulaire.