Le hasard d’une rencontre, une pensée en croisant une autre, m’a fait me replonger dans La Vénitienne, une nouvelle de Vladimir Nabokov. Le portrait de La Vénitienne peint par Sebastiano Del Piombo en 1519 se trouve au centre de cette histoire fantastique et envoûtante. Un des personnages fasciné et amoureux, à force de contemplation, pénètre dans la peinture.
Reproduire
un
tableau,
même
sans y parvenir puisque
l’on
n’y parvient jamais,
aller au fond de l’observation, rejoindre
la Vénitienne avec
Nabokov
décrivant
dans le détail la peinture de Del Piombo,
l’ombre
sous un œil, une commissure au coin des
lèvres,
un
doigt effleurant la fourrure...
J’ai
cherché la vénitienne, je l’ai approchée, puis un coup de pinceau en
trop en
entraîne un autre, le
papier s’altère,
je l’ai perdue. Qu’importe, j’ai passé un moment à
côté d’elle.
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