lundi 9 septembre 2019

Grande plage & petit plagiat



Une œuvre originale, c’est du plagiat non détecté. Je serai bienveillant avec Monsieur Seurat, sans accès internet, il n'a peut-être pas vu ma Grande plage


mercredi 28 août 2019

Ô



Ici

Le ciel est d'un bleu tendre, diaphane

Avec un peu de rose aussi, qui se dissout

Il colore un pays taillé dans du
Cézanne

Avec, comme des gammes, juste dessous

Les tuiles emboîtées d'un village cubiste

Que n'eût pas renié
Derain

Là-haut, dans les buissons, le regard suit des pistes

Où les
Cathares allaient et venaient, sereins

Ici, en février, l'hiver rend déjà l'âme
Et le vent
Karajan se terre on ne sait où
Houle de schistes, de grès et vastes lames
De calcaire, ici, jadis, la mer recouvrait tout
Ce n'était qu'une immense toile mouvante
Le peuple des poissons la trouvait émouvante

Tout ce que je vous dis est vu d'une croisée
C'est trop beau, la beauté, mais on peut la croiser
La beauté du
Réel, ce peintre inégalable
Son œuvre, on n'en verra jamais les dessous
Combien est-il coté ?
Est-ce encore abordable ?
C'est bien au-dessus des sous

                                                     Claude Nougaro



jeudi 22 août 2019

Caché au fond des bois

Si loin des attendus de la rentrée du supermarché littéraire, choisir les chemins perdus qui vous amènent au fond des Montagnes.



jeudi 15 août 2019

Dolce vita


Le vulgaire imbécile est toujours avide de grands événements, quels qu'ils puissent être, sans prévoir s'ils lui seront utiles ou préjudiciables : il n'est ému que par sa propre curiosité.
Ludivico Ariosto


Dans la ville du sage L'Arioste, se suffire de voir le soleil monter du fond des rues et s'enfuir par les toits.


jeudi 25 juillet 2019

L'invitation


A propos des poèmes de Yannis Ritsos, Jérôme Leroy écrit « Bref, c'est un enchantement, comme enchantent les filles qui sortent de l'eau et ont ce geste immémorial, le même depuis Aphrodite et Nausicaa: se tordre les cheveux, la tête légèrement penchée, ces filles qui ne meurent jamais puisque, la preuve, chaque été les voit revenir. »

De nombreux peintres ont fait de ce geste leur sujet et cette pensée de Jérôme Leroy m’invite au banquet. La modestie de ma peinture ne nuira pas au plaisir de côtoyer les poètes.  

Derrière des choses simples je me cache, pour que vous me trouviez ;
si vous ne me trouvez pas, vous trouverez les choses,
vous toucherez ce que ma main a touché
  
                                                                         Yannis Ritsos - Parenthèses (1946-1947)



 
Esquisse - Femmes essorant leurs cheveux 

lundi 22 juillet 2019

Haïku en juillet


En juillet

Raie de gesso
sur pelouse lénifiée
Casanier, je consume