lundi 16 juillet 2018

Sous le pont de Pirmil coule la Loire

Sous le pont de Pirmil coule la Loire - Lucm  2010


J’ai rêvé de la belle indolente, icelle du Jardin de France. Lovée sous le pont de Pirmil, la Loire caressait ses hanches. Elle venait d’Amboise, avait vu Langeais, Gennes et Les Rosiers. C’est donc vrai qu’on peut, dans le Maine-et-Loire s'offrir de beaux seins en poire.

mercredi 4 juillet 2018

Le vélo comme une utopie

Le Modulor, homme standard me semble bien étrange, est-il un homme normal ? Alors que son étrangeté devrait en faire un homme différent donc normal, fruit du calcul le voilà emprisonné dans la règle. Aucune place à la différence, le Modulor n’est ni de gauche, ni de droite. Inscrit dans le béton comme le jeune cadre formaté par l’école de commerce est en marche, je lui propose la fuite à vélo et la liberté.



Le Modulor à bicyclette fuyant le béton de la Maison radieuse.  (lucm - 2011)

dimanche 24 juin 2018

Les Agités d'la cale


Les Agités d'la cale m'ont convié à leur rendez-vous le 7 juillet. Je réponds présent avec plaisir, merci à elles (euh à eux ?) . Performances artistiques, exposition et ateliers d'art, concerts annonce l’affiche, il y aura de nombreux artistes, plasticiens et autres créateurs sur le Quai de l'échouage à Rezé. Faute de performance, j'accrocherai quelques fusains dessinés pour l'occasion et quelques toiles. En outre j'apporterai mes petites linogravures diverses et variées.

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jeudi 31 mai 2018

Ergo Sum


Ergo Sum, groupe français de rock progressif du début des années 70 n'a produit qu'un album, Mexico. Les 13 morceaux de cet album unique, sorti en 1971, mélangent superbement rock, jazz et blues. Mexico est un chef-d’œuvre, sa musique généreuse et raffinée, la voix éraillée et sans retenue de Lionel Ledissez y concourent.
Ergo Sum est passé à coté du succès, on se demande bien pourquoi. Pour les amateurs, Mexico est encore trouvable sur le net.

Aujourd'hui et après avoir pas mal bourlingué, Lionnel Ledissez a jeté l'ancre à Saint-Gervais dans le marais vendéen. Il peint des paysages mélancoliques et joue de la musique.


une photo d'Ergo Sum dans le livret de l'album


Lionel le 21 juin à Saint-Gervais

Les peintures de Lionel visiblent à la maison de l'éclusier au port des Brochets à Bouin

lundi 21 mai 2018

Surfer la vague

 
A la Chapelle de l'Oratoire les vagues déferlent sur un écran. C'est une œuvre de l'art vidéo de Thierry Kuntzel. A mesure que le spectateur s'approche, la vague ralentit, la couleur se ternit, le bruit s'enraye. Et inversement quand il s'éloigne. Hier, jour enchanté au musée, il n'y avait presque personne. Dans la pénombre un couple. La femme figée, l'homme en chapeau dansait devant la vague. Comme un surfeur attentif à toutes ses sensations, il jouait avec la mer, heureux de croire maitriser le flot et le déferlement du temps.
Voilà donc la véritable prouesse de Thierry Kuntzel dont je fus l'unique témoin.





lundi 14 mai 2018

Propos sur le champion d'élevage


W ou le souvenir d'enfance - Georges Perec  



Journées perdues - Frédéric Schiffter

jeudi 3 mai 2018

Le Port des Brochets

Ce matin, le soleil était au rendez-vous au Port des Brochets à Bouin. Pierrette, la patronne du café avait ouvert la maison de l'éclusier et un peu plus loin, Annette qui attendait d'éventuels visiteurs, en avait fait autant à la cabane ostréicole de la Rose des Vents. Il faut un peu se perdre pour venir jusqu'ici. Les peintres de l’École de Bouin y exposent à l'année et les égarés sont libres de pousser les portes.


 La maison de l'éclusier

Les voiles de Jacques Kerzanet

Les paysages infinis de Lionel Ledissez et les poèmes de Jean Leznod

Les goules autochtones des Jacques Kerzanet et Quaireau

Le temps arrêté du marais

vendredi 20 avril 2018

Sur la robe elle a un corps


Ce soir, j'ai vu une femme dans mon jardin. Des bras de déesse Ashanti, une femme comme une statue de Giacometti.


Mes yeux sont des quintaux.






« Sur la robe elle a un corps » 
Glorieuse
Si tu t’incarnes avec esprit
Les couturiers font un sot métier
Autant que la phrénologie
Mes yeux sont des kilos qui pèsent la sensualité des femmes
Tout ce qui fuit, saille avance dans la profondeur
Les étoiles creusent le ciel
Les couleurs déshabillent
« Sur la robe elle a un corps »
Sous les bras des bruyères mains lunules et pistils quand les eaux se déversent dans le dos avec les omoplates glauques
Le ventre un disque qui bouge
La double coque des seins passe sous le pont des arcs-en-ciel
Ventre
Disque
Soleil
Les cris perpendiculaires des couleurs tombent sur les cuisses
ÉPÉE DE SAINT MICHEL
Il y a des mains qui se tendent
Il y a dans la traîne la bête tous les yeux toutes les fanfares tous les habitués du Bal Bullier
Et sur la hanche
La signature du poète
Blaise Cendrars - Février 1914

dimanche 15 avril 2018

Loin du monde



Trentemoult hier soir à minuit sur le quai. Une brise légère et défavorable aux gaz lacrymogènes portait la douceur de vivre. Loin de la fureur, le temps et la Loire s'étaient arrêtés. Le fleuve étale reflétait les Anneaux de Buren. C'était beau et la nuit s'annonçait paisible. Cela valait bien une photo même médiocre avec mon téléphone.

vendredi 30 mars 2018

Big bang

La nuit sexuelle - Pascal Quignard


Ainsi du temps naquit l'espace